


En cas de thrombose veineuse superficielle un écho-Doppler doit être pratiqué pour exclure la présence concomitante d'une thrombose veineuse profonde (TVP) dans environ 20% des cas (9)
S'il n'y a pas de TVP associée à la thrombose veineuse superficielle, le traitement sera adapté par le médecin en fonction du contexte clinique.
Compte-tenu des risques de complications, le médecin instaure rapidement un traitement curatif associant mesures locales et mesures médicales.

La prise en charge médicamenteuse repose dans un premier temps sur la prise d'un traitement anticoagulant comme l'héparine par voie injectable puis, dans un second temps, sur un traitement anticoagulant par anti-vitamine K par voie orale.(11) Le médecin décide souvent de poursuivre le traitement oral durant quelques mois. Les médicaments anticoagulants, en fluidifiant le sang, ne détruisent pas le caillot existant mais ils empêchent que celui-ci ne se développe davantage et ils préviennent la formation de nouveaux caillots. Le caillot finit pas se dissoudre spontanément.
Dans certains cas bien particuliers, par exemple lorsque le caillot est très étendu et proximal, la prise d'un traitement thrombolytique pourrait être bénéfique en fonction du profil du patient. Il s'agit d'un traitement de courte durée qui dissout rapidement le caillot. Quant à l'ablation chirurgicale du caillot, cette opération est réservée à certains cas.

Sources :
(9) [ref abstract étude POST ISTH 2007]
(10) [Kearon ACCP 2008]
(11) [Junger et al 2006 et Trujillo-Santos 2005]