


De tous temps, les grandes épidémies ont ravagé le monde, comme la peste au Moyen-âge ou la grippe espagnole au début du XXème siècle.
Les maladies infectieuses sont une des premières causes de mortalité dans le monde.
Ces maladies sont provoquées par des virus, des bactéries, des parasites ou des champignons.
Elles sont responsables de 14 millions de décès chaque année, partout dans le monde.
Plus de 90% de ces maladies surviennent dans les pays en développement, mais les pays industrialisés ne sont pas pour autant à l'abri de la menace microbienne : l'incidence des maladies infectieuses dans les pays occidentaux a augmenté en effet de 10 à 20% ces quinze dernières années.
La médecine a espéré un jour venir à bout de ces fléaux tant redoutés par l'humanité : les antibiotiques étaient très efficaces contre les maladies bactériennes, la vaccination a permis d'éradiquer la variole. Mais l'usage massif des antibiotiques a rendu de plus en plus de bactéries résistantes à ces médicaments, la difficulté d'élaborer des vaccins contre certains agents infectieux comme le paludisme est devenue évidente, de nouvelles maladies sont apparues (SIDA) et continuent à apparaître (grippe aviaire.).
Le système de défenses immunitaires de notre organisme, (grâce notamment aux globules blancs) est à l'ouvre en permanence pour nous défendre contre les infections, mais dans un certain nombre de cas, ce système est inefficace ou dépassé, et la maladie se développe.
Les micro-organismes nous dépassent de loin en nombre, ils ont une capacité extraordinaire à s'adapter à leur environnement. Nous ne connaissons pas même 1% de toutes les espèces de bactéries vivant sur notre planète. En fait, à l'échelle de l'évolution, les maladies infectieuses et parasitaires ne font probablement que commencer !
Un certain nombre de maladies infectieuses émergentes correspondent en fait à des maladies liées au progrès : infections liées aux circuits de conditionnement d'air et de distribution d'eau, infections liées aux voyages, infections liées aux techniques médicales (infections nosocomiales).
Six groupes de maladies représentent à elles seules 90% des décès par infection dans le monde (1) :| Le sida | 3,1 millions de décès en 2004 |
|---|---|
| Les maladies respiratoires aiguës bactériennes et virales | 3 millions de décès par an |
| Les maladies diarrhéiques (rotavirus, choléra, fièvre typhoïde.) | 2,5 millions de décès par an |
| La Tuberculose | Près de 2 millions de décès par an |
| Le Paludisme | Plus d'1 million de décès par an et 300 à 500 millions de cas annuels |
| La rougeole | 750 000 décès par an |
Les maladies infectieuses sont responsables de 43% des décès dans les pays en développement contre 1% dans les pays industrialisés. Les enfants, de par leur fragilité, font partie des populations les plus vulnérables.
En plus, il faut tenir compte des décès liés à certains cancers, puisqu'au moins 15% des cancers sont d'origine infectieuse. Ces cancers surviennent chez l'adulte, mais leur prévention concerne l'enfant.
Parmi les microbes responsables de cancer on trouve :Le diagnostic est une étape primordiale pour la lutte contre les maladies infectieuses. Plus cette étape est précoce, plus le traitement à des chances d'être efficace.
Lorsque l'on suspecte une infection liée à une bactérie qui nécessite un traitement par antibiotiques, il est important de rechercher la bactérie responsable afin de proposer le traitement le mieux adapté.
Le microbe peut être recherché dans le sang, mais également dans les différentes sécrétions de l'organisme : les crachats, le liquide céphalo-rachidien, les urines, les selles., cela dépend du type d'infection en cause.
Une fois la bactérie identifiée, on teste au laboratoire son comportement vis-à-vis de différents antibiotiques afin de sélectionner ceux qui sont les plus efficaces pour la détruire.
Parfois, le diagnostic de certaines infections se fait par la recherche dans le sang des anticorps dirigés contre le microbe. On parle alors de sérologie. On utilise surtout ce type de diagnostic pour certaines infections virales telles que les hépatites ou le SIDA, car les virus, contrairement aux bactéries, sont difficiles à cultiver en laboratoire.
Parfois, il est utile de réaliser des examens complémentaires pour aider au diagnostic de certaines infections, comme par exemple des radiographies, un scanner.
Les traitements peuvent être très variables en fonction du type d'infection.
La prévention des infections est une étape fondamentale : elle passe par des règles d'hygiène rigoureuses afin de limiter les contaminations et les épidémies ; et quand cela est possible, par la vaccination.
Les pays dans lesquels la prévention des infections est déficiente sont beaucoup plus touchés : il s'agit d'un problème de santé publique majeur.
Certaines infections sont bénignes et guérissent spontanément grâce aux systèmes de défense de notre organisme : aucun traitement n'est alors nécessaire. C'est heureusement le cas de la majorité des infections.
Les antibiotiques ne sont pas efficaces sur les virus, ils n'ont donc aucune utilité pour le traitement des infections virales.
Les antibiotiques doivent être réservés au traitement des infections bactériennes.
Lorsque les antibiotiques sont utilisés de façon inadéquate, ils sont délétères car ils peuvent entraîner le développement de résistances, ce qui les rend ensuite moins efficaces.
L'utilisation des antibiotiques doit donc être parfaitement encadrée par une prescription médicale et ne concerner que les maladies infectieuses pour lesquelles leur emploi est justifié.
Référence :
1. Site internet de l' Institut Pasteur - Les maladies Infectieuses - Mise à jour Mars 2005
Site internet : http://www.pasteur.fr/actu/presse/dossiers/malinfectieuses/integral.htm
