Sujet du mois
 
Crise économique et financière mondiale : l'impact sur les pays en développement
 
Six mesures prioritaires pour s'attaquer aux problèmes de développement
(Rapport de suivi mondial 2009, Banque Mondiale) :



  • Assurer une riposte budgétaire appropriée pour soutenir la croissance économique et protéger les pauvres et les groupes vulnérables contre les retombées de la crise, tout en préservant la stabilité macroéconomique.
  • Soutenir le secteur privé et créer un climat plus propice à la reprise et la croissance de l'investissement privé, en s'employant tout particulièrement à renforcer les systèmes financiers.
  • Redoubler d'efforts pour atteindre les objectifs de développement humain, notamment en mobilisant le secteur privé.
  • Fournir une aide accrue aux pays pauvres et vulnérables durement touchés par la crise.
  • Préserver l'ouverture du système commercial et financier - ce qui implique la conclusion rapide des négociations du cycle de Doha qui vise à libéraliser le commerce international et à étendre les bénéfices de la mondialisation aux pays en développement
  • Faire en sorte que le système multilatéral soit doté du mandat, des ressources et des instruments nécessaires pour aider à monter une riposte mondiale efficace contre la crise mondiale.

Chute du PIB, augmentation du prix des denrées alimentaires, de la pauvreté, de la mortalité maternelle et infantile. Les perspectives économiques, sociales et surtout sanitaires, déjà préoccupantes avant la crise, pourraient devenir alarmantes pour les pays en développement et avoir un impact sur la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

La crise financière et économique actuelle touche toutes les économies et risque d’avoir de plus lourdes conséquences sur les pays en développement. Ainsi, cette crise risque de compromettre les efforts réalisés depuis une dizaine d’années par les différents programmes de lutte contre les grandes pandémies : le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose, qui touchent les pays en développement. 

En effet, les prévisions les plus sombres sont dans le domaine de la santé. Les perspectives de réalisation des OMD dans ce domaine sont ralenties : les prévisions relatives à la réduction de la mortalité maternelle et infantiles sont très inférieures aux objectifs visés et les études démontrent que les objectifs d’amélioration de l’accès et de la qualité des soins sont loin d’être atteints.

A mi-parcours de la date butoir de 2015 fixée pour la réalisation des OMD, 75 millions d’enfants n’ont pas accès à une scolarisation primaire, 190 000 enfants sont emportés chaque semaine par une maladie évitable, 10 000 femmes meurent chaque semaine de complications de la grossesse pouvant être traitées, 2 millions de personnes meurent du VIH/SIDA, près de 2 millions de la tuberculose et environ 1 million du paludisme chaque année.

Les experts s’attendent sur la période 2009-2015 à constater entre 200 000 et 400 000 décès supplémentaires par an d’enfants de moins d’un an, les 850 millions de personnes en sous-alimentation aujourd’hui pourraient dépasser le milliard d’ici à la fin de l’année 2009 (soit un habitant sur six) et on compterait 23 millions de chômeurs de plus dans les pays en développement.

Cette crise mondiale n’est pas une fatalité, pour accélérer les progrès de réalisation des OMD, une meilleure gouvernance est nécessaire dans les pays en développement, afin de renforcer les programmes nationaux de santé publique pour la lutte contre les grandes pandémies et le développement de l’accès aux services de santé de base. Parallèlement, les défis pour la communauté internationale sont de protéger les populations vulnérables du ralentissement économique actuel, notamment en fournissant à ces pays une aide financière suffisante et adaptée.

GlaxoSmithKline