Le système hospitalier français se caractérise par la coexistence d'établissements de soins à caractère public et à caractère privé. Parmi les établissements de soins privés, on distingue également ceux qui poursuivent un but lucratif - que l'on appelle généralement cliniques - et ceux dépourvus de but lucratif, qui participent le plus souvent au service public hospitalier.
Les hôpitaux publics sont des personnes morales de droit public. Ils assurent une mission de service public et sont soumis au contrôle de l'État (Ministère de la santé, DHOS, ARH et préfet). Rattachés aux collectivités territoriales (à une commune le plus souvent), ils jouissent d’une certaine autonomie de gestion sur le plan juridique et financier. Ils sont soumis au droit public, notamment en ce qui concerne leurs achats, qui doivent se conformer au code des marchés publics.
Les médecins intervenant dans les établissements publics sont très majoritairement salariés. Les personnels non médicaux des établissements de santé publics relèvent principalement de la fonction publique hospitalière mais peuvent aussi être des personnels non fonctionnaires (contractuels à durée déterminée ou indéterminée, intérimaires, etc).
Les cliniques privées sont des sociétés commerciales, créées avec des capitaux privés et soumises au droit privé : les praticiens y exercent en libéral.
Les cliniques privées passent contrat avec des médecins, associés ou non, pour pouvoir fonctionner. Ces médecins ont un statut d’exercice libéral et perçoivent donc directement la rémunération correspondant aux actes médicaux qu’ils réalisent.
Les établissements privés à but non lucratif ont un statut d’associations loi 1901 et sont gérés le plus souvent par des mutuelles, des organismes de sécurité sociale ou des fondations. Ils ne sont pas soumis aux règles des marchés publics, même s’il leur est conseillé de s’en inspirer. L’intégralité de leurs bénéfices est réinvestie dans l’établissement. Leur mode de financement est identique à celui des hôpitaux publics et ils en partagent les valeurs et les principes, c’est-à-dire l’égal accès aux soins pour tous, l’assurance d’un accueil jour et nuit, éventuellement en urgence, ou encore la continuité des soins et l’orientation des patients ne disposant pas des conditions nécessaires à la poursuite de leur traitement vers des structures prenant en compte la précarité de leur situation.
La majorité des établissements privés à but non lucratif (565) participent, avec les hôpitaux publics, au « service public hospitalier » (PSPH) ; seuls 239 n’y participent pas et sont par conséquent considérés comme « établissement privés ».
Selon le Code de la santé publique, le Service Public Hospitalier(3) a obligation d'assurer ou de concourir à la prévention, l’enseignement et la formation, la recherche, la qualité des soins et la sécurité sanitaire.
Parmi les établissements privés à but non lucratif qui participent au Service Public Hospitalier (565), il faut distinguer :
Source : Drees, SAE 1998-2006, données statistiques.
Sources :
(1) 29 CHR en France métropolitaine et 2 CHR dans les départements d’outre mer (DOM).
(2) Drees. Les établissements de santé. Un panorama pour l'année 2006. Édition 2008
http://www.sae-diffusion.sante.gouv.fr/Collecte_2007/usr/es2006.pdf
(3) Le Service public hospitalier (SPH) est un type particulier de service public français exerçant une mission d’intérêt général. La notion de Service public hospitalier a été introduite dans le droit français par la loi no 70-1318 du 31 décembre 1970



