Lors d'un déplacement dans le Loir-et-Cher consacré à l'avenir des territoires ruraux, Nicolas Sarkozy a annoncé, le 9 février 2010, la création de 250 maisons de santé pluridisciplinaires, financées par l'Etat et l'assurance maladie, dans le cadre d'un plan triennal. La réalisation de ce plan a été confiée à Roselyne Bachelot, ministre de la santé, et à Michel Mercier, ministre de l'espace rural et de l'aménagement du territoire.
Cette décision intervient quelques semaines après la remise d’un rapport sur les maisons de santé pluridisciplinaires à Roselyne Bachelot, Alain Mercier et Fadela Amara (secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville).
Dans une première partie, les quatre auteurs(1) du rapport ont dressé un état des lieux de la situation. Ils notent entre autre que le dispositif de premier recours est "à bout de souffle" et ne répond plus aux attentes des professionnels de santé, aux préoccupations des autorités publiques, ni aux évolutions démographiques et épidémiologiques de la population. Evolution récente de rénovation des modes d’exercice, le développement des maisons et pôles de santé est aujourd’hui plébiscité par les professionnels de santé et les patients et encouragé par les collectivités territoriales. D’après le rapport, on comptabilisait en 2009 160 maisons de santé et 25 pôles de santé, financés par le Fonds d'Investissement à la Qualité et à la Coordination des Soins (FIQCS).
Dans la deuxième partie du rapport, les auteurs proposent sept séries de mesures "pragmatiques et progressives" visant à faciliter l’émergence du dispositif de premier recours de demain :
1. Identifier un cadre pour les exercices pluri professionnels
2. Adopter un nouveau cadre juridique
3. Promouvoir de nouveaux modes de financement
4. Accompagner les professionnels
5. S’inscrire dans une logique d’engagements réciproques entre autorités publiques
et professionnels de santé
6. Répondre aux attentes
7. Identifier ces structures comme des lieux de formation pluri professionnelle privilégiés
une première partie dressant un état des lieux de la situation
(1) Jean-Marc Juilhard (sénateur du Puy de Dôme), Guy Vallancien (professeur d’urologie à l’université Paris Descartes), Annick Touba (infirmière libérale, présidente du Sniil) et Bérengère Crochemore (ancienne présidente de l’SNAR IMG)

