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Les revenus des médecins pointés du doigt
(25 février 2009)

L’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a remis début février un rapport  dénonçant les disparités et l’opacité des revenus des médecins.

Ainsi, en ce qui concerne la médecine de ville, les écarts de salaire entre la médecine générale (la moins rémunératrice avec 70 000 euros de bénéfice net moyen en 2005) et la radiologie (la plus rémunératrice) varient de 1 à 2,5. En effet, les tarifs de l’assurance maladie rendent les spécialités techniques comme la radiologie plus « rentables » que les spécialités cliniques (pédiatrie..). L’IGAS juge ces écarts de rémunération non justifiés et propose une révision de la grille tarifaire qui va dans le sens du gouvernement, puisque celui-ci essaye depuis plusieurs années de négocier une baisse des prix des radiologues qui permettrait d’économiser 100 millions d’euros par an.

L’IGAS a aussi examiné les revenus des médecins hospitaliers : elle constate des écarts de salaire pouvant aller de 1 à 5 entre médecins d’un même hôpital. Cet écart se creuse encore plus (avec un rapport de 1 à 10) lorsque l’on prend en compte les revenus issus de la « clientèle privée » pour les médecins (environ 10%) qui en ont une.

Ces écarts sont d’autant plus surprenants que les médecins hospitaliers sont, normalement, soumis à une grille de salaire unique dépendant de l’ancienneté.
Ainsi, les anesthésistes et les urgentistes comptent parmi les médecins les mieux rémunérés parce que les gardes et les astreintes, reflet d’horaires pénibles, sont payées en plus. Cependant, celles-ci donnent normalement droit à des récupérations qui sont apparemment peu utilisées. L’IGAS dénonce également les dérives de certains hôpitaux qui semblent maintenir des équipes de garde plus fournies que nécessaire.

Enfin, l’IGAS estime que les rémunérations « annexes » dont peuvent bénéficier les médecins hospitaliers sont très opaques et qu’elles se font souvent au détriment de leur travail à l’hôpital.

Le rapport préconise donc de rendre la rémunération des médecins hospitaliers beaucoup plus dépendante de leur activité réelle dans leur établissement, ce qui implique un contrôle plus important et donc un renforcement de la direction. Un axe proposé par le projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires, actuellement débattu à l’Assemblée Nationale.

Retrouvez le rapport IGAS sur :
http://www.atoute.org/n/IMG/pdf/rapport-remuneration-medecins-hopital.pdf

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