Selon la dernière édition du Panorama de la santé de l'OCDE publiée le 8 décembre, la France est le deuxième pays, après les Etats-Unis, à dépenser le plus d'argent pour la santé comparativement aux autres pays de l'OCDE.
Cet accord s'inscrit dans le prolongement du programme de relance du Dossier Médical Personnel (DMP) et des systèmes d'information partagés de santé présenté par la Ministre de la santé, Roselyne Bachelot, en avril dernier et dans le cadre du Plan cancer 2009-13 annoncé début novembre par le Président de la République, Nicolas Sarkozy.
En moyenne, les dépenses de santé (assurance maladie obligatoire, complémentaires santé et dépenses directement à la charge des personnes) représentaient dans les pays de l'OCDE 8,9% du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2007.
Dépenses (en % du PIB) en 2007 par pays de l'OCDE
Source : OCDE
Les dépenses des américains sont largement supérieures à celles des autres pays de l'OCDE, elles s'élèvent à 4.947 euros par habitant en 2007, soit 16% du PIB. Les français arrivent en deuxième position avec 2.444 euros par habitant, soit 11% du PIB, suivis par leurs voisins suisses, allemands et belges, pour lesquels les dépenses de santé représentaient respectivement 10,8%, 10,4% et 10,2% de leur PIB en 2007.
Le financement public représente la principale source de financement des dépenses de santé dans tous les pays de l'OCDE, à l'exception des États-Unis. Il était en moyenne, en 2007, de 73% des dépenses de santé. En France, 79% des dépenses de santé étaient financées par des fonds publics. Seulement 8% des dépenses de santé en France étaient directement à la charge des patients, les assurances maladies privées couvrant 13% des dépenses totales.
Le panorama de la santé 2009 fait également état de progrès dans le traitement des maladies graves, notamment le cancer. En France, "malgré un taux de dépistage du cancer du col de l'utérus légèrement en baisse entre 2003 et 2006, la couverture de la population cible en France (72,4%) reste supérieure à la moyenne des pays de l'OCDE (64%)". En revanche, "le taux de dépistage du cancer du sein (47,1%) reste nettement inférieur à la moyenne des pays de l'OCDE (62,2%)". Toutefois, les taux de survie à cinq ans relatifs au cancer du col de l'utérus et au cancer du sein sont légèrement plus élevés en France qu'en moyenne dans les pays de l'OCDE.

