Dans son Atlas de la démographie médicale 2008, l’Ordre des médecins constate, sans grande surprise, que les cinq régions du Sud de la France, l'Ile-de-France et l'Alsace comptent davantage de médecins par habitant que les autres régions.
Au 1er janvier 2008, 210 583 professionnels étaient inscrits en France au tableau de l'Ordre (+1,2% par rapport à 2007), soit une densité moyenne de 322 praticiens généralistes et spécialistes pour 100 000 habitants. Pour les seuls médecins en « activité régulière », le ratio tombe à 300,2 en 2008 contre 315,5 en 2007.
De plus, leur répartition sur le territoire est loin d’être homogène. Ainsi, l'écart maximum va de 418 pour 100 000 habitants en Provence-Alpes-Côte-d'Azur contre 259 seulement en Picardie.
Au 1er janvier 2008, la densité des médecins est
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En valeur absolue, le nombre de médecins en activité augmente légèrement (+1,2%) en 2008 mais cette hausse reste moins rapide que celle de la population. Elle ne pourra ainsi compenser les départs à la retraite qui se multiplient et les effets d’un numerus clausus limité depuis les années 70.
A l’occasion de la parution de l’édition 2008, l’Ordre s’est aussi interrogé sur l’impact des "incitations gouvernementales" visant à favoriser l’installation de médecins dans "les zones dites désertifiées". Il constate que les nouveaux inscrits "restent généralement dans les grandes villes, près des centres hospitalo-universitaires (CHU)". En outre, ces nouveaux inscrits "s'installent de plus en plus tard et 66% se dirigent vers une activité salariée, alors que seuls 10% choisissent l'activité libérale exclusive".
Autre constat : parmi les médecins spécialistes, certaines spécialités ont tendance à voir leurs effectifs diminuer : l'ophtalmologie, la médecine du travail, la médecine physique et de réadaptation, la gynécologie médicale, la psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent notamment "enregistrent plus de médecins sortants que de médecins entrants".
De son côté, l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM) juge aussi faible l’impact des mesures mises en œuvre pour inciter les médecins à s’installer dans les zones sous-médicalisée : en effet, d’après son bilan, seules 30 nouvelles installations ont eu lieu dans les zones « faiblement attractives » (dont 16 depuis le 1er janvier 2008).
Retrouvez l’Atlas de la démographie médicale sur le site de l’Ordre des médecins:
http://www.conseil-national.medecin.fr/index.php?url=demographie/index.php


