La France occupe désormais la 10e place (elle était 3ème en 2007) d’un classement de 31 systèmes de santé (27 pays de l’Union Européenne + Suisse, Norvège, Macédoine et Croatie), loin derrière les Pays-Bas qui arrivent en tête, le Danemark et l’Autriche (respectivement 2ème et 3ème) selon l'Indice des Consommateurs de la Santé en Europe » (l'EuroHealth Consumer Index 2008).
Mis en place en 2005, l'EuroHealth Consumer Index utilise pour classer les différents systèmes de santé en Europe 34 indicateurs regroupés sous 6 domaines-clés : droits et information des patients ; temps d'attente pour des traitements courants ; résultats des soins ; satisfaction des consommateurs ; accès aux médicaments et enfin degré d'informatisation des systèmes d'information.
Au total, la France n'a comptabilisé en 2008 que 695 points sur 1 000, principalement à cause d’un « retard d’informatisation en matière de transferts de données » malgré la délivrance de « soins de haut niveau »(1). Or, d’après le classement, « l'informatique est un moyen très efficace pour baisser les coûts en matière de santé ».
Mais ce retard n’est pas le seul point critiqué par les auteurs en France : le parcours de soins coordonné, mis en place récemment, y est décrit comme «une mauvaise voie, qui s'avère ne pas fonctionner, comme le démontrent les délais d'attente qui deviennent trop longs en France». Le rapport cite notamment en exemple l’accès à l’IRM qui est extrêmement inégalitaire selon les régions du fait d’un sous-équipement « chronique ».
Il est à noter que pour la France, ce rapport est en contradiction avec l’étude de l’ONG américaine The Commonwealth Fund parue en octobre dernier, qui classait le système français en première position pour son efficacité.
Source :
(1)Jonathan Hjertqvist, président du Health Consumer Powerhouse


