Depuis le 1er juillet 2008, les pharmaciens ont désormais la possibilité de placer «devant le comptoir» plus de 200 médicaments destinés à traiter des pathologies bénignes. Ces 200 médicaments correspondent à 217 spécialités pharmaceutiques couvrant 71 domaines thérapeutiques. Chaque pharmacien a ainsi le choix de créer cet espace de médicaments en libre accès.
Si la ministre de la Santé affirme que «se soigner sans consulter un médecin est possible dans les situations bénignes», elle a néanmoins rappellé que tous les médicaments « présentent des risques », ce qui renforce la légitimité du pharmacien dans son rôle de conseil et d'information au patient.
L'un des objectifs de cette réforme est ainsi de favoriser la concurrence sur les médicaments à prix libre. Afin de mesurer cet objectif, le gouvernement a annoncé la création d'un observatoire des prix de ces produits.
Aujourd'hui, la question est de savoir combien de pharmaciens vont aménager un espace pour les médicaments en accès direct ? Selon une étude menée pour le Quotidien du Pharmacien en juin 2008, seuls 4 pharmaciens sur 10 avaient l'intention d'aménager cette zone.
