Le quotidien « Les Echos » dans son édition du 22 mai, développe les conclusions d'un récent rapport de l'agence de notation Standards & Poor's sur la corrélation entre la taille des leaders du marché pharmaceutique et leur capacité à financer un effort de recherche et développement leur permettant de posséder un pipeline élargi de médicaments.
Pour les analystes le constat est clair et se résume à : « the bigger, the better ».
Il existe une corrélation directe entre le chiffre d'affaires et le niveau de marge brute d'exploitation des industries pharmaceutiques. Ainsi les 3 ou 4 « big pharma » ont des marges entre 30 et 40% quand les poids moyens du secteurs obtiennent 5 à 10%, un rapport qui va décroissant avec la baisse du chiffre d'affaires.
Si la taille ne peut être considérée comme une fin en soi, même en termes d'économies d'échelles, elle permet, en revanche, d'obtenir des budgets de R&D élevés, qui permettent à priori la découverte de nouveaux médicaments. La aussi, plus le chiffre d'affaires est élevé plus le nombre de médicaments en phase clinique II ou III est élevé, ce qui amène au constat que les 3 plus grands laboratoires, déjà leaders sur le marché, ont les meilleurs pipelines pour les années à venir.
L'agence Standards & Poor's anticipe donc, face à ce constat une probable continuation des mouvements de fusions acquisitions dans le secteur dans les années à venir. Une perspective qui pourrait bénéficier aux entreprises européennes, cette étude prévoyant une pénétration plus importante par celles-ci du marché américain qui, bien qu'en baisse, reste le plus important au monde. Une évolution qui reste en partie liée aux fluctuations du billet vert et de l'euro.
