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Dépenser moins ou dépenser mieux ?
(06 avril 2006)

La question de dépenses excessives dans la santé, qui ne saurait se poser que dans un pays riche, devant déboucher, à terme, sur une réduction de celles-ci semble aujourd'hui tabou pour les médecins et les représentants des patients et infondée pour les économistes. S'y substitue donc la question du dépenser mieux.

« Poser la question d'une dépense excessive, c'est entrer dans un processus de culpabilisation des patients et des professionnels de santé », selon le Dr Lucas, S0ecrétaire général de l'ordre national des médecins. Celui-ci préfère parler de « dépense juste » et estime que, si économies il doit y avoir, celles-ci ne passeront que par une meilleure articulation entre les différents acteurs et secteurs et par une adaptation de nos structures de soins au vieillissement de la population.

L'optimisation des dépenses, la chasse aux gaspillages et à la mauvaise utilisation des ressources, voila la carte qu'entend jouer le Syndicat des médecins libéraux.

Pour le Dr Dinorino Cabrera, la vraie question à poser est celle du montant que la collectivité est prête à consacrer à cette prise en charge, qu'elle soit collective ou complémentaire puisque l'autre partie de l'équation est celle d'une population vieillissante, au sein d'un pays développé, et qui réclame une prise en charge tout en augmentant continuellement sa consommation de soins.

Une équation difficile à résoudre, et qui ne le sera que par une responsabilisation autour du parcours du soin. Les associations de patients s'associent à ce constat tout en insistant sur la nécessité d'une réflexion globale sur le financement du système et de la recherche, Nicolas Brun, de l'UNAF (Union nationale des associations familiales), rappelant qu'en ce domaine comme dans d'autres, « il faut faire du développement durable ».

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