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L'engagement du président de laboratoire GlaxoSmithKline
(01 juin 2005)

En tant que président d'un laboratoire, j'aimerais aujourd'hui affirmer devant vous que l'évaluation du médicament, tant avant qu'après l'AMM, est l'une de nos préoccupations majeures, pour la simple et bonne raison qu'il en va de notre réputation en tant que firme et acteur de la santé. La preuve en est que le nombre de patients étudiés avant l'AMM a été multiplié par dix au cours des dix dernières années. Il convient également de déterminer quelle est notre réponse post-AMM.

Certes, le système de pharmacovigilance doit encore être amélioré, mais il est aujourd'hui extrêmement performant : il est désormais mondialisé et réagit en temps réel. En France, GlaxoSmithKline recueille environ 8 000 déclarations de pharmacovigilance par an, dont 70 % sont directement remontées vers le laboratoire à travers les médecins ou les patients.

Par ailleurs, les laboratoires ne peuvent être seuls responsables de l'utilisation de leurs médicaments. Nous sommes particulièrement critiqués dans ce domaine et il s'agit d'une de nos préoccupations premières. Alors que la promotion des médicaments est particulièrement réglementée en France, nous constatons que nombre de patients en font mauvais usage. A cet égard, il est extrêmement important que les institutions, les professionnels et les patients travaillent ensemble. D'ailleurs, nous devons davantage impliquer le patient non seulement dans le bon usage du médicament, mais également dans l'évaluation du rapport bénéfice/risque.

Il convient d'éduquer et d'informer le patient beaucoup plus que nous ne le faisons aujourd'hui. En tant que firmes, nous n'avons aucun intérêt à voir prescrire nos médicaments à des populations qui n'ont pas été étudiées et où le ratio bénéfice/risque peut être mal défini. Enfin, nous devons à la fois raisonner au niveau français mais aussi faire en sorte que les études post-AMM soient intégrées dans des programmes mondiaux, afin de bâtir les meilleurs protocoles possibles et de répondre au mieux aux questions posées.

Christophe Weber, PDG du Laboratoire GlaxoSmithKine, au colloque du 28 avril 2005, organisé par Jean-Michel Dubernard, député du Rhône, "le médicament : de la recherche à l'évaluation".

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